Il se peut que le diable pleure: Cinquième volet


Plus tôt cette année, CAPCOM nous a enfin délivré la suite tant attendue de cette classique série de « Beat’em all » onze ans après le quatrième opus sorti sur PS3 à l’époque : Devil May Cry. Encore une fois, les démons n’ont qu’à bien se tenir ! Tout commence dans le chaos. Un arbre gigantesque sort d’un portail en provenance des enfers et engloutit tout ce qui vit pour ne laisser que la mort dans la ville tourmentée de Red Grave City. Au centre de cet arbre trône le mystérieux démon Urizen, nouveau roi autoproclamé des enfers qui a décidé de détruire le monde pour assouvir sa soif de pouvoir. C’était sans compter sur nos chasseurs de démons préférés. Nous retrouvons Dante, fils du démon Sparda, gardien des vivants, et surtout un beau salaud, condescendant, narcissique qui ne manque jamais de nous faire rire en s’écriant « Jackpot ! ». Mais il n’est pas seul. Car il s’agit également d’incarner le jeune Néro bien remonté contre Urizen qui lui a subtilisé son bras droit sans donner de raison, ainsi qu’un certain V dont on ne connaît pas l’origine. Ensemble, réussiront-ils à abattre la menace qui frappe l’humanité ?


De magnifiques cinématiques, un environnement de jeu décevant.

Ne vous méprenez pas, le jeu est très beau même dans les séquences de jeu et sa fluidité sur console est tout à fait appréciable pour un jeu si dynamique où l’on ne respire absolument pas. Cependant le terrain de jeu dans lequel on inflige les pires tortures aux suppôts de Satan est vraiment plat et pas à la hauteur de ce qu’on avait dans Devil May Cry 4 par exemple. En effet, on est toujours dans des dédales de bitumes pollués par les mêmes racines qu’on s’obstine à désherber tout au long du jeu. C’est sobre, et ce n’est pas particulièrement esthétique. Heureusement qu’il y a des combats tous les 200 mètres pour capter notre attention sur autre chose.

En revanche, les cinématiques sont époustouflantes. On est scotché au siège devant les duels épiques les boucheries démoniaques, et autres massacres dantesques. Le tout est rythmé par une bande son incroyable accordant une musique électronique brutale avec de puissant riffs de metal, un mélange qu’on retrouve de plus en plus fréquemment que ce soit dans les derniers DOOM et Wolfenstein de Bethesda. On rigole bien avec ces personnages décalés qui nous sortent des blagues alors que tout va pour le pire dans le pire des mondes !

Un « gameplay » progressif pour une montée en puissance et en jouissance.

Le jeu nous fait commencer sur un échec inévitable face à un Urizen visiblement trop puissant. On est en effet beaucoup trop faibles. Mais pas pour longtemps. Progressivement, et ce à un rythme endiablé, on obtient de nouveaux pouvoirs, de nouvelles armes, de nouveaux combos pour essayer de trucider nos ennemis avec style jusqu’à entendre le jeu crier « Smokin’ Sexy Style ». Ainsi, on sent la puissance monter en nous et (SAH) quel plaisir de triompher dans un mélange de combats aériens saupoudrés de combinaisons d’attaques destructrices pour entendre les démons gémir. Les tourmenteurs tourmentés, le chaos entre nos mains, on sent que ce qui paraissait invincible avant est à portée de touches désormais et ce sentiment de pouvoir dans la destruction est tout bonnement jouissif.

On apprécie la volonté de garder le style classique du « beat’em all » plutôt que de se tourner vers une tentative de faire un « Souls-like » comme beaucoup de franchises ont essayé de faire avec plus ou moins de succès. Ici on sent la patte de personnes passionnées par un style arcade en décrépitude qui essaient et arrivent à renouveler un genre qu’on pensait avoir exploré de fond en comble. Et ce Devil May Cry est un bol d’air frais dans l’industrie actuelle du jeu vidéo. La durée de vie, si l’on compte la grande rejouabilité dont bénéficie ce jeu, est tout à fait honnête.

Une histoire toujours aussi anecdotique mais somme toute plaisante.

L’histoire d’un Devil May Cry a toujours tenu sur un mouchoir de poche. Il y a, certes, quelques rebondissements mais rien de bien choquant et surtout rien de bien construit au point qu’on y porterait une importance quelconque. De toute manière, tout bon « beat’em all » mise sur la qualité de son « gameplay » ; et ici, cela est fait avec brio. Mais il ressort tout de même de cet opus, une volonté de traduire une véritable passion dans la colère de Nero déboussolé par sa nature. L’expression « regarde d’où tu viens, tu sauras où tu iras » prend tout son sens ici pour notre anti-héros qui découvre son ascendance extraordinaire où regorge le potentiel du véritable pouvoir. Mais que faire de son pouvoir quand on voit à quel point il peut corrompre les autres jusqu’à les pousser au fratricide voire au génocide ? A vous de le découvrir dans ce bijou vidéo-ludique japonais.

Il sera bientôt disponible au local Full Games en plus donc venez le tester !


« JACKPOT !! »

Archives
Une équipe littosphérique
Articles archivés
Recherche par tags
Nos réseaux sociaux

Litto'sphère, pôle de l'association

FULL GAMES

20 boulevard  Lascrosses, 31000 Toulouse, France

littosphere@tuta.io