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Le bon, la brute et le cinglé, un western à la sauce coréenne

February 11, 2019

Le titre de ce film ne cache pas, bien entendu, son lien avec le célèbre Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone. On sent toutefois que le réalisateur s’est approprié le genre pour l’adapter à un cadre coréen, ce qui est plutôt audacieux. Les western-spaghettis de Sergio Leone sont des modèles du genre, qu’en est-il de ce western offert par le réalisateur Jee-Woon Kim ?

 

 

 

De la chasse au trésor à la chasse à l’homme

Le bon, la brute et le cinglé (좋은 놈, 나쁜 놈, 이상한 놈) s’ouvre sur la vente d’une carte au trésor à un riche banquier japonais par un homme d’affaires mandchou bien décidé à récupérer l’argent de la vente puis de voler la carte à son nouveau propriétaire ensuite. C’est pourquoi il engage le célèbre Chang-yi, tueur à gage sans état d’âme (La brute), pour accomplir cette tâche et attaquer le train du dignitaire japonais. Cependant, un bandit à l’air idiot mais violent, Tae-goo (Le cinglé), dévalise le banquier durant le voyage et s’enfuit avec la carte en ignorant de quoi il s’agit. Complétant le trio de protagonistes, Do-won (Le Bon), chasseur de primes, va tenter de se servir de l’intérêt de la brute pour cette carte et son détenteur afin de l’arrêter et empocher la somme de 3000 wons sans se soucier réellement de l’existence ou non du trésor. S’ensuit une course poursuite contre le possesseur de la carte qui suscite l’intérêt de tous : bandits, tueurs, voyous et même l’armée japonaise. Le désert rocheux de la Mandchourie et le contexte des années 30, avec notamment des motos et des armes plus modernes, offre un cadre différent des westerns habituels mais garantit ainsi un dépaysement séduisant.

 

Un déchaînement d’action

On ne s’ennuie pas en regardant ce film. En effet, les scènes de fusillades sont très nombreuses avec leur lot de cascades et de tirs ultra précis. Elles sont, d’ailleurs, peut-être un peu trop nombreuses, faisant pâtir l’avancée de l’intrigue où on a le sentiment que la carte devient secondaire dans l’histoire contrairement à celui qui la détient. Le personnage qui capte l’attention du spectateur est, à juste titre, celui du cinglé qui donne un élan comique à certaines scènes par son air simple mais naturel et prolonge l’intérêt pour le film durant les moments de quiétudes. On peut citer par exemple la scène du scaphandre pare-balles qui fait sourire le spectateur dans un moment d’action nerveuse ou celle de son évasion remarquée. La brute reste le personnage que l’on aime haïr à cause de sa violence gratuite, ses méthodes brutales et son appât du gain. Face à lui, le personnage du bon chasseur de primes demeure un peu trop lisse, sans ce ressort tragique ou comique qui pourrait lui donner du cachet. Il joue surtout un rôle de soutien et seules quelques scènes , en dehors des fusillades, lui permettent de s’illustrer en tant que personnage principal.

 Malgré ses quelques petites imperfections, le film reste plaisant à regarder et rend hommage, par l’intermédiaire de clins d’œil, à certaines scènes cultes des westerns du réalisateur Sergio Leone, référence en la matière.

 

Adapter le genre du western en l’associant à un univers coréen était un pari ambitieux pour le réalisateur Jee-Woon Kim mais on peut le considérer comme relevé. Par son cadre dépaysant, innovant mais qui colle avec les codes du western occidental, ce film est un bon divertissement pour tous les amateurs d’action et fan du Far West, ou en l’occurrence ici, du Far East.

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