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Mirai Nikki: un survival game captivant

May 4, 2017

 

Auteur: Sakae Esuno

 

Date de sortie: 2006

 

Genre (selon MangaFox): Action, drama, mature, psychological, romance, school life, shounen, supernatural

Résumé

 

          L’histoire commence avec quelques minutes plutôt banales du quotidien de Yukiteru, le personnage principal. On apprend dès lors que c’est un lycéen solitaire qui note tout ce qu’il se passe autour de lui sur son portable (super vie). Quand il rentre chez lui, il tient la conversation à un personnage imaginaire du nom de Deus Ex Machina, aka le Dieu du temps et de l’espace (rien que ça) et à Muru Muru, une sorte de petite fille qui fait office d’acolyte de ce fameux dieu (si rien que ceci paraît déjà surréaliste, vous n’êtes pas prêts pour la suite).

            (À partir de ce moment-là, comment dire… ?)

          On apprend par la suite que Deus Ex Machina est non seulement bel et bien réel, ce qui est tout à fait logique, évidemment, mais il a aussi une mission pour Yuki. Cette mission de la plus haute importance est en fait un survival game : Deus Ex machina, bien qu’il soit un dieu, arrive à la fin de sa vie. Il réunit alors douze personnes et leur confère le pouvoir de prédire le futur grâce à un Mirai Nikki (comprenez « Journal du futur ») aux propriétés différentes selon l’identité du personnage. Les participants doivent ainsi s’entretuer jusqu’à ce que le dernier restant devienne le nouveau « dieu du temps et de l’espace ».

 

Personnages

 

- Amano Yukiteru aka Yuki (si vous regardez l’anime, vous allez vite comprendre qu’il s’appelle Yuki):

          Une victime. Une vraie victime. Je ne sais pas comment le décrire autrement. Littéralement. Il passe son temps à gémir, pleurer, être en état de choc, susciter la pitié, être secouru par les autres. Enfin voilà quoi, un vrai anti héros poussé à l’extrême, jusqu’au point où on ne peut même plus le supporter alors que c’est le personnage principal.

Gasai Yuno aka la bipolaire psychopathe:

          Yuno est une fille d’apparence banale (pour un manga) : des cheveux roses, une voix cristalline et haut perchée, des vêtements d’écolière. Mais à l’image de ce manga, Yuno est pleine de rebondissements. Elle peut passer du stade de fillette kawaï au stade de psychopathe prête à tout pour avoir ce qu’elle veut. Selon moi, c’est ce personnage qui tient en haleine les spectateurs, bien qu’elle soit presque aussi insupportable que Yuki.

 

          Et si je ne présente que deux personnages, c’est bien parce que le manga ne développe que ces deux-là. Les autres personnages peuvent certes être très importants, et sont certes très nombreux, mais l’auteur a choisi de ne pas se pencher dessus, au point de les faire passer pour des figurants. Selon moi, trois personnages méritent vraiment d’être mis en valeur, mais leur potentiel scénaristique est clairement sous exploité.

 

Opening

 

          Et maintenant, parlons opening, je ne peux pas passer à côté. L’opening est pour moi d’une qualité supérieure à la plupart de ceux que j’ai vu. J’ai pour habitude de regarder les openings une bonne fois pour toutes (sauf quand ils contiennent des spoilers, merci Fairy Tail…), puis de les passer pour les autres épisodes. Ce n’est pas le cas pour Mirai Nikki. La réalisation de l’opening frôle la perfection : les images s’enchaînent bien, un clin d’œil subtil est fait à chaque personnage, et pour tout vous dire, j’ai longtemps écouté la chanson en boucle, au point d’en connaître les paroles par cœur.

 

Évaluation

 

          Je vais être honnête avec vous, Mirai Nikki a clairement divisé le monde du manga. Plusieurs personnes m’ont sévèrement jugée pour le simple fait de l’avoir apprécié, alors que d’autres n’ont fait que de m’en dire du bien. Je l’ai personnellement adoré et ceci malgré ses multiples défauts, et au contraire, je trouve que certains d’entre eux font le charme du manga.

            Il faut cependant prendre un peu de recul sur la qualité de Mirai Nikki, qui est au final le premier manga de Sakae Esuno. De ce fait, l’œuvre ne peut être parfaite, que ce soit au niveau des dessins ou même du scénario parfois tiré par les cheveux et admettons-le, pas toujours très logique. J’ai choisi de ne pas faire attention à ces petites incohérences qui peuvent pourtant être fortement désagréables pour plus d’un. En tout cas, je trouve que ce manga est tout simplement unique, innovant, osé, et il mérite toute l'attention qu'on peut lui porter. 

 

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